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Poèmes - Biographie Baudelaire

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Charles BAUDELAIRE

 

Son Enfance


Charles Baudelaire est né à Paris le 9 avril 1821, de Caroline Archenbaut-Defayis, qui a alors 27 ans et Joseph-François Baudelaire, sexagénaire, ancien prêtre, précepteur du duc Praslin et chef de bureau du Sénat impérial. Ce dernier décède en 1827. Caroline se re-marie en 1828 avec Jacques Aupick qui est alors Commandant.

Charles n’accepte pas son beau-père. Il est placé en pension au Collège Royal à Lyon, puis au Collège et Lycée Louis-le-Grand à Paris. En seconde, il obtient le deuxième prix de vers latins au concours général. C’est un élève brillant mais très indiscipliné. Il est renvoyé le 18 avril 1839 et obtient de justesse le Baccalauréat cette même année.


Une vie de débauche interrompue par un grand voyage vers les Indes

En 1839-1840, il s’inscrit à l’Ecole de Droit, mais il mène une vie de bohème. S’intéressant à la poésie de Lamartine, Hugo, Musset, il rencontres Gustave le Vavasseur, Ernest Prarond, Édouard Ourliac, Gérard de Nerval et Honoré de Balzac. Il crée l’Ecole Normande consacrée à l’écriture de poèmes et chansons. Il connaît une prostituée surnommée Louchette.

En 1841, son beau-père s’inquiète de «la perte absolue » de Charles. Voulant « l'arracher du pavé glissant de Paris », il le fait embarquer le 9 juin 1841 à Bordeaux sur le Paquebot-des-Mers-du-Sud en partance pour Calcutta. Regrettant Paris, Charles écourte son séjour à l'île Bourbon (la Réunion). Il est de retour à Bordeaux le 15 février 1842. Ce voyage l’a néanmoins profondément touché et le thème de l’exotisme sera très présent dans son œuvre. Il rapporta également les premiers poèmes des Fleurs du mal, notamment le sonnet A une dame créole.

En 1842 il rencontre Jeanne Duval et Felix Nadar. En avril, majeur, il reçoit l'important héritage paternel de 75 000 francs. C’est la grande vie … Il s’installe dans l'île Saint Louis. Il y reçoit le peintre Fernand de Boisdernier, Théophile Gautier et Mme Sabatier entre autres. Il y réunit le "Club des Haschischins" (mais aussi des opiomanes et alcooliques). Il mène grand train et s’endette. Jeanne Duval, sa «Vénus noire», l'incarnation de la femme exotique, sensuelle et dangereuse, qu’il aimera durablement, lui transmet la syphilis.

Dilapidant sa fortune en œuvres d’art, drogues et plaisirs divers, sa famille le fait placer sous tutelle à l’été 1844. Il fait plusieurs tentatives de suicide en 1845.


Un critique d’art reconnu, écrivain et traducteur

Charles devient, par nécessité, critique d’art dans plusieurs revues (le Corsaire-Satan, l'Esprit public, l’Artiste …), sous le nom de Baudelaire-Dufaÿs. Il publie les critiques Salon de 1845, Salon de 1846, Salon de 1859, ainsi que des poèmes qui figureront plus tard dans les Fleurs du mal, des essais littéraires et esthétiques, et la nouvelle La Fanfarlo (1847).

En 1847 Baudelaire s’entiche de Marie Daubrun qui jouait alors dans La Belle aux Cheveux d'Or. Elle lui aurait inspiré notamment Le Poison et Ciel brouillé.

En 1848, il rencontre l’auteur américain Edgar Allan Poe, qui décèdera en 1849. Ils ont une forte affinité. Charles se reconnaît dans cet individu tourmenté et commence à traduire ses œuvres. Baudelaire fera éditer les traductions de Contes extraordinaires (1854), Histoires extraordinaires (1856), Nouvelles Histoires extraordinaires (1857), les Aventures d'Arthur Gordon Pym (1858), et Histoires grotesques et sérieuses (1865).

En 1848-1851, il enchaîne les contrats avortés en tant que rédacteur en chef dans divers journaux. Il publie quelques-uns uns de ses poèmes sur le Vin. En 1850 il souffre de sa première crise de syphilis.

En 1852 son cœur s’enflamme pour Apollonie Sabatier, qui tient un salon littéraire et devient sa « Muse », lui inspirant plusieurs poèmes des Fleurs du mal. Il lui envoie anonymement des poèmes.

Le 1er juin 1855 ce sont Les Fleurs du Mal (composé alors de 18 poèmes) qui paraissent dans la Revue des deux Mondes.

En 1856 Baudelaire rompt avec Jeanne Duval, et vit désormais avec Marie Daubrun.


Les Fleurs du Mal, une œuvre profonde et controversée

Le 25 juin 1857, Baudelaire fit paraître, chez son ami et éditeur Poulet-Malassis, le recueil Les Fleurs du mal, contenant tous les poèmes écrits depuis 1840. Gustave Bourdin écrit un article dans le Figaro dénonçant ce recueil. Baudelaire est poursuivi pour «outrage à la morale publique et aux bonnes moeurs». Le 20 Août il est condamné à 300 francs d'amende et à retirer six poèmes de son recueil, qui seront publiés plus tard, à Bruxelles, sous le nom Les Epaves.

En 1858 Baudelaire retourne habiter chez Jeanne Duval. En 1860 il fait une crise cérébrale et publie Les Paradis Artificiels. En 1861 il fait de nouvelles tentatives de suicide.

Le 9 Février 1861 est publié la deuxième édition des Fleurs du Mal (comportant trente-cinq nouveaux poèmes) dans le Journal de la librairie. Il continue de publier en revue ses textes critiques, ses traductions de Poe, ainsi que des poèmes, notamment en prose, dont certains seront publiés, sous le titre Les Petits Poèmes en prose ou Le Spleen de Paris (posthume, 1869).


Malade et aigri, un homme souffrant.

Le 24 avril 1864, écrasé sous les dettes, malade, usé par la drogue, il déménage à Bruxelles (où se trouve son ami éditeur Poulet-Malassis), à l'Hôtel du Grand Manoir. Très déçu par son pays d'accueil, Baudelaire écrira le truculent pamphlet Pauvre Belgique!.

A partir de novembre 1865, il se sent dépérir. En mars 1866, sur les marches de l'église Saint-Loup à Namur, il fait un grave malaise. Paralysé et aphasique, il est ramené à Paris. Le 4 juillet 1866, il entre dans la maison de santé du Docteur Duval, rue du Dôme. On lui joue du Wagner et lui expose des peintures de son ami Manet. Il meurt le 31 août 1867.


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Date de création : 22/10/2006 @ 00:33
Dernière modification : 06/12/2011 @ 00:13
Catégorie : Poèmes
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